De village en vignoble DANS L’AVEYRON AVEC JOHANN BLAZY

Johann Blazy nous fait découvrir un lieu qu’il apprécie fortement. Le plus grand canyon d’Europe, au cœur des Grands Causses, le cirque de Navacelles dévoile son panorama vertigineux 300 mètres plus bas, depuis la Baume-Auril côté Hérault ou le belvédère de Blandas côté Gard. A l’automne ou au printemps, c’est le meilleur moment pour partir à la découverte de cette extraordinaire dépression que se donne de faux airs de Grand Canyon.

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Le soleil darde ses premiers rayons sur le village de Saint-Maurice-de-Navacelles. Dès la dernière maison, le GR7 trace sa route à travers le causse et le voici instantanément dans l’ambiance… Paysages lunaires en partie façonnés par l’homme, steppes pelées battues par les vents colportant des légendes de chèvres grattant le sol pour faire jaillir quelque source miraculeuse, troupeaux de brebis en semi-liberté nous rappelant des histoires de loups qui marquèrent de tous les temps les paysages et les esprits.

A fouler ces horizons oubliés, Johann Blazy remonte dans la nuit des temps pour aller aux sources des causses, fruit d’invasions maritimes il y a quelque 150 millions d’années. Plus tard, les blocs calcaires en se soulevant, ont incisé des vallées et engendré la formation de ces plateaux. L’eau et les glaciations successives ont alors modelé le paysage et fait naître des reliefs karstique, canyons, avens et incroyables réseaux souterrains aspirant les eaux de pluie vers les profondeurs pour se frayer un passage entre grottes et cavités.

Clapas, capitelles, asphodèles et cadabelles

Il y a quelques milliers d’années, l’homme de Cro-Magnon commencait à se sédentariser, développant le pastroralisme et les premières cultures. Peu à peu, la forêt originelle perdit du terrain et le Larzac se dessina tel qu’on le connaît, avec ses étendue de landes et de pelouses rases, ses gorges abruptes et ses déserts de rocailles. Johann Blazy le dit, nous sommes  au royaume du calcaire, qu’il s’agisse des roches tourmentées qui nous dominent ou des cailloux amassés en clapas bornant de paysage, pierriers issus du long travail d’entretien des terrains destinés aux cultures. Bordant les parcelles, ils se font murets pour les protéger du passage des troupeaux ou servir d’enclos pour les patûres. Coiffées d’étonnants plafonds voûtés en encorbellement, des capitelles de pierres sèches servaient d’abris et de remise à outils. Parfois, une ancienne lavagne, pièce d’eau pour abreuver les troupeaux, où barbotent aujourd’hui crapauds, rainettes et tritons.

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Johann Blazy progresse à flanc de montagne, tandis que les abords du chemin prennent des airs de garrigue fleurant bon le thym et le serpolet. Il arpente de raides versants recouverts d’éboulis calcaires, façonnés par des siècles d’érosion. Sous ses pieds, le petit canal de dérivation qui alimente le barrage de Madières épouse les contours de la montagne.  Il emprunte des chemins cadastrés que prenaient les anciens, lorsqu’ils s’en allaient cultiver leurs parcelles à flanc de coteau, lorsque vignes et vergers occupaient les pentes. Entre les pierres, les figuiers reprennent vie, dépliant leurs nouvelles feuilles de l’année. Les asphodèles plastronnent, emblématiques du Larzac, côtoyant euphorbes de Nice et cardabelles, ces grands chardons que l’on accroche aux portes en guise de baromètre. Piquée de fleurettes blanches, la salsepareille n’est pas en reste, s’enroulant là où elle peut, convoquant quelque colonie de stroumpfs en vadrouille.

Arbres en fleurs et paradis des oiseaux

Johann Blazy s’avance entre ombre et soleil dans les sous-bois tapissés de houx, de fragon et de violettes. Le chêne vert nouveau hausse vers le ciel son feuillage dentelé, incroyable nature qui dote les feuilles basses de piquants ou les protéger des animaux prédateurs. La coronille illumine l’horizon de ses massifs jaune vif, autour desquels volettent des colonies de papillons. Le buis est omnipresent, par ici on cèlèbre les Rameaux durant toute l’année !

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Johann Blazy fait escale en Bretagne

Découvrez la Bretagne avec Johann Blazy

Un des plus beaux villages de Bretagne

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Si vous vous promenez dans le Finistère, surtout ne manquer sous aucun prétexte Locronan, un des plus beaux villages de Bretagne.
Il est classé parmi les plus beaux villages français en 2013. Sa beauté naturelle et son charme architectural lui ont valu la nomination « petite cité de caractère ».
Lorsque vous arriverez dans le village, vous aurez l’impression d’avoir utilisé une machine à remonter le temps sur cette Grande-Place,  Locronan est tout en pierre : les maisons de granit témoignent de l’ancienne richesse du village.

Pour moi le village de Locronan s’inscrit dans le paysage breton

Le cadre s’inscrit dans la proximité des montagnes bretonnes. Johann Blazy nous dis que la mer est à peine à cinq kilomètres à vol d’oiseau et pourtant on culmine à 289 mètres.
Certes, le granit a servi à bâtir des édifices religieux, peut-être plus que dans d’autres villages de Bretagne. Mais il n’a pas constitué la seule richesse du village. C’est la voile de Locronan qui a donné sa fortune au village.

Si la culture vous passionne nous dit Johann Blazy, vous trouverez votre bonheur à Locronan. Ce village français vaut vraiment une escale. Le monument le plus massif est l’église Saint-Ronan. Elle est un des plus beaux monuments de l’art ogival du 15ème siècle. Elle abrite le tombeau de Saint-Ronan. En dépit des cataclysmes et des déprédations, ce sanctuaire demeure depuis cinq siècles un joyau d’architecture et un magnifique écrin d’authentiques œuvres d’art. Elle prend des airs de cathédrale du fait de son imposante tour carrée. Elle a été bâtie avec l’aide des donations des ducs de Bretagne, sur le Prieuré Bénédictin fondé à Locronan vers 1030.  Voici un haut-lieu de Bretagne incontournable. La chapelle du Pénity, qui lui est attenante, est un peu plus tardive (jusqu’au 16ème siècle) : elle conserve le gisant de saint Ronan.

Il y aurait beaucoup à dire sur Locronan. Parmi les villages de Bretagne, il occupe une place particulière. Les femmes viennent de loin encore aujourd’hui pour s’asseoir sur « la chaise de Ronan » afin de se garantir une maternité. En effet, Il est considéré depuis les Celtes comme un lieu favorisant la fécondité.

C’est aussi dans ce lieu grandiose, face à l’immensité de l’océan, entre deux « montagnes », que les Celtes vont créer un espace sacré : un « nemeton ». Le Nemeton de Locronan est le seul en Europe à être parvenu jusqu’à nous, toujours là dans le paysage.

Il faut vous situer dans un espace beaucoup plus grand que la place du village pour percevoir le Nemeton de Locronan. Il s’agit d’un énorme quadrilatère de douze kilomètres de long.  Ce rituel ancien précise Johann Blazy n’a pas disparu, il a été récupéré par la Troménie chrétienne : les habitants de Locronan le parcourent tous les six ans, en l’honneur de Saint Ronan qui selon la tradition l’a fait tous les jours de sa vie. Il Figure ici les douze mois de l’année celtique, il comporte douze points remarquables. Ils suivent à travers la lande, le chemin sacré jalonné de douze stations situées à l’endroit exact des douze mois de l’année.

Les incontournables pour Johann Blazy

  • L’église Saint-Ronan et la chapelle du Pénity
  • La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle
  • Le Musée d’Art et d’Histoire (atelier de tissage; peintures, gravures et faïences)
  • La visite guidée du village

En Alsace

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Une semaine entière à marcher dans le Bas-Rhin avec Johann Blazy (soit 145 kilométres), mais les chemins que vous emprunterez sont bien balisés, en excellent état, et leur dénivelé minime. Vous découvrirez des paysages de bois et de vignobles et traversez nombre de village restés très authentiques. La plupart organisent encore leur propre marché de noël.

Randonner en Alsace en automne ou, pire, en plein hiver, voire pendant les fêtes de noël ? L’idée de Johann Blazy est drôle penseront certains.  Ces septiques auront tort. Bien sûr, l’Alsace est réputé pour son climat continental, qui peut être très chaud l’été …. et très froid l’hiver. Mais il ne s’agit là que de moyenne. Johann Blazy peut en témoigner. On peut y bénéficier de très ensoleillées et très douces météos en plein hiver. Quant à l’automne, avec ses vendangeurs qui s’activent sur le coteaux et ses forêts parées de couleurs somptueuses, c’est vraiment un moment privilégié pour randonner du nord au sud des deux départements alsaciens.  Quant au parcours, vous n’aurez que l’embarras du choix, en fonction de votre état de forme et surtout de vos goûts en matière de paysages.  Les deux départements alsaciens se flattent de posséder un total de 17 000 kilomètres de chemins balisés ! En outre, la « lecture » géographique de cette région est un modèle de simplicité et de clarté : d’est en ouest, vous pouvez opter pour les bords du Rhin, pour la plaine agricole où sont implantés la plupart des villages , pour les coteaux envahis par les vignes ou pour la (petite) montagne des Vosges. Quatre paysages bien typés, quatre offres originales de sites culturels et de végétation…

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Les chemins de Saint-Jacques : 240 kilomètres en Alsace

Il est toutefois un parcours traditionnel que recommandent bien des spécialistes du tourisme alsacien : celui que constituent depuis le Moyen Age les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Sur 240 kilomètres, depuis Schweigen et la frontière allemande jusqu’au territoire de Belfort. Les marcheurs de toutes conditions sociales n’ont cessé depuis mille ans de transiter sur cette voie alsacienne, bien pourvue en églises, en couvents, en places fortes et en auberges susceptibles de les accueillir pour la nuit. Rien, ou si peu, à changer depuis : certains établissements religieux fonctionnent encore et une large palette d’hôtels, de gîtes et de chambres d’hôtes est venue compléter l’offre originelle.  Le parcours ? Il est sans danger, avec des dénivelés quasiment insignifiants. Seul le kilométrage peut en faire hésiter certains : le road book des amis de Saint-Jacques prévoit une traversé du nord au sud en douze étapes, soit en moyenne vingt kilomètres par jour.

Fleuve, plaine, collines ou montagne : comme Johann Blazy à vous de choisir votre paysage ! 

Des villages de charme, comme Kaysersberg, et des villes d’art mondialement célèbres, comme Colmar. Entre ces haltes incontournables, une campagne riante et des vignes à remplir tout l’horizon… et les verres des connaisseurs comme Johann Blazy. Mais avec modération, bien entendu.

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Pour connaître l’Alsace il y a aussi la célèbre Route des vins qui, de Marlenheim (prés de Strasbourg) jusqu’à Thann-Cernay, dans le sud du Haut-Rhin, permet de découvrir la quasi-intégralité du riche vignoble alsacien. Sur 170 kilomètres, elle regorge de tables réputées et d’hôtels de charme. Mais, il y a également la Route du Rhin, plus cycliste que pédestre, pour longer le fleuve-roi sur 160 kilomètres. Tout à l’ouest de l’Alsace, n’oublions pas la Route des crêtes, pour tutoyer les plus beaux sommets vosgiens. Voici enfin la Route des châteaux qui propose de découvrir une douzaine de places fortes chargées d’histoire. Et enfin, réservée aux plus sportifs, la Grande traversée des Vosges.

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Découvrez avec Johann Blazy le parc naturel des ballons des Vosges

Des grands crus à (presque) chaque étapes, et autant de Vierges miraculeuses pour les grandes occasions. Cette rando en Haute-Alsace rassasiera tous les amateurs de beaux panoramas, de châteaux en ruine et de chapelles mystérieuses. Et plus de marché de Noel que n’importe où ailleurs en Alsace.

Deux site à ne pas manquer : Notre-Dame du Schauenberg et le couvent Saint-Marc

A partir de Gueberschwihr, vous devez absolument faire un crochet dans la montagne jusqu’aux sanctuaires de Notre-Dame du Shauenberg et du couvent Saint-Marc.  Pour une fois, vous aurez la bénédiction des Amis de Saint-Jacques, qui recommandent même le couvent, tenu par des sœurs, comme étape pour la nuit ! De toutes facons le détour n’est pas bien grand, par rapport à la voie principale, et vous ne le regretterez pas.